Biographie

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Ayant grandi sur une base militaire des forces de l’air américaine, Paul Villiski est captivé par l’univers de l’aviation. Son enfance est bercée d’histoires d’avions, de modèles réduits d’appareils et d’une fascination pour le ciel, qui ne le quittera jamais complètement. Devenu pilote à l’âge adulte, Villinski ne peut mettre un pied à l’extérieur sans regarder le ciel et rêver intérieurement s’y trouver. Ses oeuvres sont fortement ancrées dans cet univers.

Dans les années 1990, Villinski aspire à traiter de la dépendance dans ses oeuvres, et c’est à cette époque qu’il commence à récupérer les canettes de boissons dans la rue. Souvent écrasées, aplaties, abîmées, brisées ou irréparables, il voit dans ces canettes une métaphore des toxicomanes et des effets créés par la dépendance. En utilisant le motif du papillon, symbole universel de transformation et de renouveau, Villinski transmet à travers ses oeuvres un message d’espoir et de compassion. Accompagné d’un commentaire sur la provenance de la beauté, les oeuvres de Villinski rejoignent le visiteur à travers une expérience visuelle dont on ne peut détourner le regard, presque sous hypnose. Fasciné par la logique intrinsèque et le rythme visuel de la nature, il construit ses compositions de manière accidentelle, en tentant de retirer toute action visible de son humanité. D’une beauté esthétique incontestable, le résultat de ses installations est bien opportun, mais non calculé. Ses oeuvres sont à la fois porteuses d’une discussion sur le matérialisme et le consumérisme dans le choix des matériaux utilisés, mais aussi de préoccupations environnementales grâce aux motifs dépeints. Dans ses oeuvres les plus récentes, Villinski préconise la représentation d’espèces de papillons menacées ou en voie d'extinction. Dans des installations comme Ghost (2014), où les papillons sont peints en blanc, on ne distingue les formes que par les ombres qu’elles portent sur le mur. L’artiste nous donne à voir les possibles (et probables) conséquences de nos actions sur les écosystèmes et ce qui les habitent.

Né dans le Maine (États-Unis) en 1960, Paul Villinski vit et travaille aujourd'hui à Long Island, New York. En 1984, il obtient, avec honneurs, son BFA de la Cooper Union for the Advancement of Science and Art. Ses oeuvres ont été présentées dans le cadre de nombreuses expositions à travers les États-Unis, dont au Blanton Museum de l’Université du Texas, (Austin, TX), au Montgomery Museum of Art (Montgomery, AL), au Museum of Arts and Design, (New York, NY) et au Prospect New Orleans, une biennale internationale présentée à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, pour ne nommer que celles-ci. Le travail de Paul Villinski se retrouve dans plusieurs collections muséales, d’entreprise et privées aux États-Unis, incluant celle du McNay Art Museum (San Antonio, TX), du Museum of Contemporary Art (Jacksonville, FL), du Caesar’s Palace (Las Vegas, NV), et plusieurs autres. Villinski a aussi de nombreux projets commissionnés à son actif. Son studio a récemment terminé SkyCycles, une oeuvre comprenant trois bicyclettes volantes gigantesques, réalisée dans le cadre du projet New York City Percent for Art. En 2017, Paul Villinski fera l’objet d’une exposition solo au Taubman Museum of Art (Roanoke, VA).

 

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